Logo Hôpital de Saint-Lô
Logo CH Saint-Lô

Les CH de Saint-Lô et de Coutances accompagnent leurs professionnels vers l’acquisition de nouvelles compétences

AccueilActualitésLes CH de Saint-Lô et de Coutances accompagnent leurs professionnels vers l’acquisition de nouvelles compétences
Flèche de retour Retour

Les professionnels des Centres Hospitaliers de Saint-Lô et de Coutances peuvent bénéficier d’un accompagnement dans leur parcours d’accès à une formation diplômante.

Les CHCM peuvent les accompagner dans leur démarche que ce soit financièrement ou dans la préparation d’une intégration à une école.

Pour présenter la démarche, prenons l’exemple d’un professionnel qui sort d’une école de kiné après 4 ans d’études promotionnelles , il se prénomme Edouard .

Edouard était enseignant APA (activités physiques adaptées) au CH de Coutances. Arrivé en 2014 sur l’établissement, il travaille principalement en EHPAD et en SSR.

Au cours d’une discussion avec sa cadre de pôle , elle évoque la possibilité d’accéder à des études promotionnelles. Et c’est en 2017 qu’Edouard fait une demande pour y accéder et ainsi devenir masseur kinésithérapeute.

Nous avons rencontré Edouard, il nous parle de ses démarches :

Edouard, pourquoi as-tu fait le choix de reprendre des études pour te réorienter vers le métier de kiné ?

En tant qu’enseignant APA, j’ai pu découvrir le métier de kinésithérapeute. Dans le parcours de soins du patient, nous sommes amenés à travailler ensemble, en complémentarité.

Ce qui me manquait dans la fonction d’APA c’est de ne pas pouvoir traiter les patients dans leur phase aigüe. L’APA est plus dans le maintien de la condition physique, la réadaptation alors que le kiné est dans la prise en charge rééducative.

Ce qui m’a également conforté dans mon choix c’est le manque de kiné sur les établissements.

Comment se sont déroulées les démarches ?

J’ai déposé un dossier de demande auprès de la Direction des Ressources Humaines. J’ai eu ensuite un entretien avec le DRH et la directrice des soins. Mon dossier devait ensuite passé en commission.

J’ai alors eu un accord de financement ce qui m’a permis de passer un entretien à l’école de kiné d’Alençon. N’ayant pas eu le temps de me préparer, je n’ai pas été retenu.

Il faut savoir que, dans une promotion,  seulement 5% des effectifs sont réservés à des études promotionnelles. Cela représente 4 places seulement sur l’école.

J’ai retenté l’année suivante mais cette fois sur toutes les écoles du Nord-Ouest étant donné que j’allais être financé par l’établissement. J’ai pu bénéficier également d’un accompagnement avec la DRH pour me préparer aux entretiens.

J’ai été accepté sur l’IFMK (institut de formation de masseur kinésithérapeute)  à l’institut Danhier à Paris.

Pour pouvoir bénéficier d’un financement ,mes engagements auprès des CHCM étaient d’effectuer mon dernier stage de clinicat de 3 mois au CHM et de rester au moins 5 ans après mes études sur les CHCM.

Comment se sont déroulées tes études ?

En tant que professionnel des CHCM, je touchais mon salaire pendant toute la durée de mes études, à savoir 4 ans. J’ai bénéficié des mêmes droits sur mes congés payés : 5 semaines. Pendant les congés scolaires, je suis revenu sur l’hôpital pour travailler en tant qu’enseignant APA. C’était très enrichissant de reprendre ces fonctions avec les connaissances que j’étais en train d’acquérir. C’est l’avantage que l’on avait par rapport aux autres étudiants d’un cursus « classique », nous avions la connaissance du terrain.

En reprenant des études, on peut avoir peur de ne pas être à la hauteur sur le plan scolaire mais notre expérience fait réellement la différence. Les étudiants issus des études promotionnelles sont très motivés et cette motivation est primordiale dans la réussite de ce parcours.

Les études demandent beaucoup d’investissement personnel mais j’ai réussi à maintenir mes activités sportives. Je faisais partie de l’équipe de National 1 de Kayak-polo de Condé-Sur-Vire.

Pour finir, Edouard, quels conseils donnerais-tu à d’autres professionnels qui souhaiteraient suivre ton exemple ?

Pour commencer, il faut être sûr du métier que l’on souhaite exercer. Pour moi, je connaissais déjà le métier de kiné en Hôpital pour en avoir côtoyé sur mes fonctions d’APA*.

…Et surtout être motivé, c’est vraiment ce qui fait la différence.

Il ne faut pas se dire parce que j’ai obtenu un accord de financement de la part de l’hôpital, je peux changer de métier. Le financement doit rester un avantage et non le but.

Je suis très satisfait de cette expérience, et j’ai obtenu mon diplôme le 13 juillet dernier !

*(L’hôpital peut proposer un « vis mon job »).

Edouard a bénéficié d’un accompagnement vers le métier de kinésithérapeute du 06/09/2018 au 30/06/2022. Le coût a été pris en charge sur le plan de formation du CHM. Il a été réparti sur les 4 années de sa formation et comprend les frais pédagogiques, ses déplacements et son salaire.

Chaque année, ce sont une quinzaine de professionnels qui sont accompagnés dans le parcours d’accès à une formation diplômante.

Actualité précédente
Remise de diplômes pour la nouvelle promotion d'IDE de l'IFSI de Sain...
Actualité suivante
Visite de Thomas DEROCHE, DG ARS
Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content